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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 14:03

IS686-002

 

Chaque enfant est particulier et les facteurs qui ont déterminé son problème sont différents. Il est donc difficile de parler d’"épidémie d’obésité infantile" comme on parlerait d’épidémie de grippe.

L’aspect génétique : certains enfants ne sont tout simplement pas dans la moyenne statistique. Ils se régulent et se stabilisent à un poids supérieur à celui de leurs camarades, sans pour autant manger au-delà de leurs besoins (ils mangent à leur faim, sans plus). C’est en fonction de leurs prédispositions génétiques, de gènes d’épargne, que les enfants brûlent plus ou moins de calories et stockent éventuellement le reste. Certains sont d’excellents économes et stockent donc aisément, d’autres doivent manger de grosses quantités de nourriture pour grossir.
La génétique détermine la facilité ou la difficulté à grossir. Pour des enfants naturellement gros, il est important de ne pas chercher à les faire rentrer dans la norme, mais de les aider à s’accepter tels qu’ils sont, à bien respecter leurs besoins physiques et psychologiques.

L’aspect familial : certains enfants prennent du poids parce qu’ils mangent plus que leur faim ne l’exige, pour des raisons familiales, environnementales et/ou psychologiques.
Il peut s’agir de gavage de la part des parents ou d’autres personnes. Un enfant est gavé lorsqu’on l’oblige à manger alors qu’il n’a plus faim. Certaines mères gavent ainsi leur nourrisson, puis leur enfant. Un enfant gavé prend l’habitude de dépasser ses sensations de rassasiement, qu’il ne reconnaît même plus. Il peut ne plus différencier les sensations de faim d’émotions telles que la colère, l’anxiété, la tristesse, et mangera en réponse à toute difficulté provoquant des émotions. Les parents gavants peuvent méconnaître les besoins de l’enfant, croire bien faire en donnant de l’amour au travers de la nourriture, donner de la nourriture à la place d’attention et d’écoute, donner de la nourriture en récompense.
Il peut aussi s’agir d’habitudes familiales consistant à manger beaucoup pour montrer qu’on est en bonne santé, demander de finir systématiquement son assiette, manger à tous les repas même sans faim.

L’aspect environnemental : globalement notre société incite à manger beaucoup.
L’éducation alimentaire des enfants est d’autant plus nécessaire. Éducation alimentaire ne signifie pas éducation nutritionnelle. Il est bon d’apprendre aux enfants à être critiques face aux messages publicitaires et aux appels à la consommation : boire du coca ou mâcher du chewing-gum ne permettent pas d’intégrer automatiquement une bande de copains et de s’amuser en groupe.

Les aspects psychologiques : Certains enfants en souffrance ont recours à la nourriture pour trouver le réconfort qui leur fait défaut, pour combattre divers stresses et états émotionnels.
Si des causes psychologiques sont souvent retrouvées comme étant à l’origine de prises de poids, la stigmatisation de l’obésité entraîne elle aussi des difficultés psychologiques chez l’enfant, qui le conduiront à manger derechef ! C’est un cercle vicieux et il s’agit d’aider l’enfant à le briser.

Les activités physiques : on a mis en avant la faible activité physique, le temps passé devant la télévision ou l'ordinateur pour expliquer l'obésité de l'enfant. Il est vrai qu'un enfant qui ne bouge pas est un enfant qui va mal. Mais, avant de lui demander de s'agiter davantage, il convient de savoir pourquoi il va mal. Les activités physiques permettent à l’enfant de s'épanouir, de communiquer avec les autres, de dépenser son trop-plein d’énergie et se sentir à l’aise dans son corps. Elles régulent aussi l'appétit, Les enfants qui vont bien dans leur tête et dans leur corps aiment bouger, naturellement pour s’amuser. Il ne leur vient pas à l’idée de « brûler des calories ».
Sortir en famille s’amuser à bouger tous ensemble est bien plus efficace que de dire à l’enfant de "se bouger" en restant soi-même tranquillement dans son fauteuil.

Source association GROS

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Published by Christelle DALLERAC - dans Nutrition
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