<
Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Rechercher

Catégories

24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 16:52

chimie3-d8ce3.jpgNotre poison quotidien, ou "comment l'industrie chimique empoisonne notre assiette". Une enquête exceptionnelle signée Marie-Monique Robin ("Le monde selon Monsanto") sera diffusée le mardi 15 mars 2011 à 20h40 sur Arte, et sera suivie d'un débat.

 

Au cours des 30 dernières années, le cancer, les maladies neurologiques (Parkinson et Alzheimer) ou auto-immunes, le diabète et les dysfonctionnements de la reproduction n’ont cessé de progresser. Comment expliquer cette inquiétante épidémie, qui frappe particulièrement les pays dits « développés » ? C’est à cette question que répond Notre poison quotidien, fruit d’uneenquête de deux ans en Amérique du Nord, en Asie et en Europe.

 

S’appuyant sur de nombreuses études scientifiques, mais aussi sur les témoignages de représentants des agences de règlementation – comme la Food and Drug Administration (FDA) américaine ou l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) –, le film montre que la cause principale de l’épidémie est d’origine environnementale : elle est due aux quelques 100 000 molécules chimiques qui ont envahi notre environnement, et principalement notre alimentation, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette grande enquête retrace le mode de production, de conditionnement et de consommation des aliments, depuis le champ du paysan (pesticides) jusqu’à notre assiette (additifs et plastiques alimentaires). Elle décortique le système d’évaluation et d’homologation des produits chimiques, à travers les exemples des pesticides, de l’aspartame et du Bisphénol A (BPA), et montre qu’il est totalement défaillant et inadapté. Elle raconte les pressions et les manipulations de l’industrie chimique pour maintenir sur le marché des produits hautement toxiques. Enfin et surtout, elle explore les pistes permettant de se protéger en soutenant ses mécanismes immunitaires par la nourriture, ainsi que le démontrent de nombreuses études scientifiques (décriées par l’industrie pharmaceutique).

 

Marie-Monique Robin : "Lorsque j’enquêtais sur Monsanto, trois questions me venaient régulièrement à l’esprit. La première : d’autres firmes produisant des substances chimiques se comportent-elles comme Monsanto ? Ensuite, existe-t-il un lien possible entre l’exposition aux produits chimiques et les maladies neurodégénératives, les troubles de la reproduction et ce que l’Organisation mondiale de la Santé appelle «l’épidémie de cancers ?» La troisième question, évidemment, était de savoir comment sont réglementés ces produits".

 

Marie-Monique Robin apu constater que le système de règlementation est totalement inopérant. Il ne sert à rien et ne nous protège pas ! "Plusieurs raisons l’expliquent. La règlementation est fondée sur les études de toxicité produites par les entreprises. Et comme Monsanto, la plupart d’entre elles mentent et trichent ! De plus, chaque substance est prise individuellement. Il faut savoir que 100 000 produits chimiques sont apparus depuis la Seconde Guerre mondiale, mais on n’a jamais évalué les conséquences de ces produits lorsqu’ils sont mélangés, que l’on nomme l’effet-cocktail. Aujourd’hui, il y a du poison partout, qui rentre dans la nourriture, et on essaie simplement de faire en sorte que les gens ne tombent pas raides morts tout de suite ! Au bout d’un moment, vous finissez pourtant par développer des maladies. Certains cancers sont plus fortement représentés et touchent de manière frappante les pays industrialisés. Ce sont des maladies de la civilisation liées à la pollution chimique. Les femmes enceintes et leurs enfants sont particulièrement en danger. Il faut donc tout reprendre à zéro, forcer le retour à une agriculture non chimique, et replacer la santé au coeur du processus. C’est un choix politique difficile car l’enjeu économique est énorme. Mais c’est possible, et c’est urgent !"

 chimie4-62865.jpg

Related Posts with Thumbnails

Partager cet article

Repost 0
Published by ARTE - dans Divers
commenter cet article

commentaires